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Non, les anciennes ne polluent pas forcément plus !

 
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Richard Raillard
rang: dyna Z **


Inscrit le: 10 Aoû 2009
Messages: 261
Localisation: Gironde - Galgon

MessagePosté le: Ven Mar 22, 2019 15:50    Sujet du message: Non, les anciennes ne polluent pas forcément plus ! Répondre en citant

Euro1, 2, ... 6, les normes antipollution sont des amuse-gogos écolos et les systèmes toujours plus sophistiqués davantage guidés par une volonté de geek que par souci de rendre la planète propre.

Comme je l'avais laissé entendre par ailleurs, de temps en temps je décharge la pression dans ma tête de français d'en bas et pour cela j'écris ce que je pense à notre président de la République "préféré" ...
Ça ne sert à rien, mais c'est gratuit ; ça ne fait pas avancer les choses puisqu'ils ne lisent que le titre des courriers mais ça me fait du bien Smile

Donc voici copie d'un courrier envoyé en septembre 2017 :

Pour me faire plaisir, davantage que pour obtenir une réponse dont je connais déjà le contenu, voici copie d'une lettre que je viens d'envoyer à notre très cher président de la république ... depuis le temps que ça me titillait :



Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris


Objet : Pollution générée par les voitures anciennes

Monsieur le Président,

Je me permets de vous écrire pour vous faire part de mon exaspération concernant le harcèlement moral dont les possesseurs de voitures anciennes font l’objet depuis plusieurs années, notamment au travers de la prétendue sur-pollution qu’ils génèreraient, mais aussi par la mise en place de mesures politiques discriminatoires comme l’interdiction de rouler dans Paris ou Grenoble.
Le dernier fait en date du 18 septembre 2017, dans un reportage de France3 (journal le 19 – 20) au sujet du retour de la "prime à la casse" pour acheter un véhicule d’occasion récent : le PDG de la société de vente de véhicules d’occasion Aramis-Autos affirmait sans vergogne qu’un diesel de 2012 pollue 200 fois moins qu’un diesel de 2001 ... Il me semble nécessaire de mieux assurer le contrôle de la véracité des informations diffusées sur une chaîne du service public. En effet,

La pollution c’est la consommation :
Dans ce monde, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (Anaxagore/Lavoisier). Un litre de carburant qui entre dans le réservoir d’un véhicule de 2012 sera le même que celui entrant dans un véhicule de 2001.
La pollution relative générée par les deux véhicules ne pourra être comparée qu’au regard de la quantité de carburant consommée et en fonction du nombre de kilomètres parcourus.
Le carburant entrant dans une voiture va se transformer en énergie (vitesse, chaleur, bruit …) et en résidus polluants (gaz, particules ...). Pour des raisons de simplification, les composantes secondaires chaleur et bruit peuvent être occultées. Ainsi, deux véhicules ayant parcouru 100 km verront leurs performances se départager sur la quantité de carburant nécessaire pour parcourir cette distance. Nous retrouvons ce raisonnement page 7 de l’analyse coût bénéfices des véhicules électriques effectuée par le commissariat général au développement durable (ministère de la transition écologique, juillet 2017 – collection théma
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Théma%20-%20Analyse%20coûts%20bénéfices%20des%20véhicules%20électriques.pdf).
La solution la plus simple et radicale pour faire baisser la pollution générée par l’usage de véhicules à moteur thermique est de faire baisser leur consommation.
L’éco conduite permet d’économiser jusqu’à 30 % de carburant. De simples mesures comme l’entretien régulier du véhicule, la pression des pneus, une conduite souple, l’usage modéré de la climatisation ou l’évitement des petits trajets permettent une forte baisse de la consommation et donc une baisse idoine de la pollution générée.
J’évoquerai plus loin le poids croissant des véhicules bardés d’électronique embarquée et d’éléments de confort tous plus pondéreux et potentiellement plus consommateurs de carburant.


Les artifices électro-mécaniques, une fausse bonne idée :
Depuis plus de vingt ans, normes européennes obligent, les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour faire mentir Lavoisier.
La vanne EGR par exemple, intéressant système mécanique coprophage ayant pour finalité de faire ingérer à l’admission une partie des gaz brûlés issus de l’échappement … Lorsqu’un moteur diesel tourne à bas régime ou au ralenti, une partie des gaz d’échappement n’est pas brûlée. Le moteur rejette alors dans l’atmosphère un excès d’oxyde d’azote et de particules fines, ce qui enfreint les normes antipollution européennes. Bien qu’ingénieux, ce système a le désavantage d’encrasser petit à petit le système d’injection. La vanne EGR elle-même peut finir par être totalement obstruée par la suie.
Après seulement quelques mois d’utilisation, les gaz imbrûlés, le turbo encrassé, la perte de puissance, les fumées noires, le véhicule broutant à bas régime et enfin la surconsommation seront les conséquences de ce système sensé diminuer la pollution. Dans un premier temps, la pollution générée est en diminution pour être déportée vers un second temps et une nette augmentation des polluants émis. Peu nombreux sont les possesseurs de véhicules récents qui entretiennent suffisamment cette vanne, le système d’injection ou le turbocompresseur, et dans le meilleur des cas, les résidus terminent leur vie en déchèterie spécialisée.

Autre système ingénieux permettant de déporter la pollution : le filtre à particules (fap) … Rien de moins que la prétention de récupérer les particules fines émises par la combustion du diesel ! Peut-on me dire combien pèserait un véhicule après quelques milliers de kilomètres si les résidus récupérés étaient conservés dans ce véhicule ?
En effet, le fap fonctionne sur un principe de stockage/déstockage des particules dans le filtre, tout en laissant passer les gaz d’échappement. Il n’élimine pas les particules en continu car il est nécessaire que la température des gaz atteigne les 550 °C , ce qui n’arrive que lors d’un parcours autoroutier.
Son principe de fonctionnement consiste à piéger et à stocker les particules constituées de carbone et d’hydrocarbure sur un filtre, puis périodiquement, à les bruler, ce qui en soit génère d’autres pollutions et participe au réchauffement climatique. La combustion naturelle de ces particules s’effectue à environ 550° C alors que la température initiale des gaz est de 150° C . Il faut donc amener ces gaz à température par soit une post-injection en phase de détente qui crée une postcombustion dans le cylindre qui entraîne une hausse de la température des gaz de 200 à 250 ° C (soit 350 à 400° C), soit une post-combustion complémentaire, générée par un catalyseur d’oxydation placé en amont du filtre, qui traite les hydrocarbures imbrûlés issus de la post-injection, soit une additivation du carburant par de l’Eolys, composé à base de cérine qui abaisse la température de combustion des particules à 450 °C.
Seul problème, pour que cela fonctionne, il est nécessaire d’adopter un style de conduite particulier. Il faut que le moteur ait roulé au moins 15km (afin d’être chaud), il faut rouler au-dessus de 50 km/h (voire plus, selon les modèles), avoir un régime moteur soutenu et conduire au moins un quart d’heure. Bref, des conditions difficiles à réunir quand on ne se sert de son véhicule que pour des petits trajets urbains, comme pour se rendre au bureau, par exemple.
Si le filtre à particules n’a pas l’occasion de se décrasser de lui-même, il finit par se boucher complètement. On est alors obligé d’aller chez le garagiste soit pour le régénérer (200 euros l’opération), soit pour le changer, ce qui coûte entre 700 et 2500 euros selon le modèle. Dans le pire des cas, l’encrassement du filtre peut provoquer une casse moteur.
Un système bien complexe qui ne doit pas occulter que la régénération (quel joli mot) du fap renvoie dans la nature de nouveaux composés polluants qui ne sont pas uniquement de l’oxygène ou de l’hydrogène et dont les conséquences sur la santé humaine ne sont jamais mises en avant dans les médias.
Et oui, rien ne se perd, tout se transforme …
Les récents scandales VW ou Renault sont là pour nous le rappeler.
Ainsi, les divers systèmes destinés à tromper l’usager sur la pollution réelle (ou cumulée) de leur véhicule ont un coût de fabrication et d’entretien élevés pour une efficacité qui n’est pas démontrée.

Utilité des mesures prises :
La pollution générée par les véhicules anciens ne représente qu’une toute petite partie de la pollution générée par les activités humaines.
Par exemple, en ce qui concerne les particules fines, objets de toutes les attaques médiatico-écolo-politiques, vous n’êtes pas sans savoir que les transports ne représentent que 14 % des particules émises inférieures à 10µm (PM10) et 18 % des particules émises inférieures à 2,5µm (PM2,5). Le résidentiel/tertiaire génère quant à lui une part de 31 à 49 %, l’agriculture 12 à 28 % et l’industrie 21 à 26 % (source ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, Data-Lab "Les particules atmosphériques, la connaissance progresse" de février 2017).
La part des véhicules "anciens" (plus de 10 ans donc avant 2008) représente 37 % de ces 14 % soit seulement 5,2 % des particules émises PM10 ou 6,7 % PM2,5 . Pour les véhicules de plus de 15 ans soit 16 % du parc, on descend à 2,25 % PM10 ou 2,9 % PM2,5 et pour les youngtimers de plus de 20 ans soit 10 % du parc, on tombe à 1,4 % PM10 et 1,8 % PM2,5. La part des véhicules récents représente presque deux fois plus de particules émises que les véhicules de plus de 10 ans, 4 fois plus que ceux de plus de 15 ans et 6 fois plus que ceux de plus de 20 ans, sans pour autant faire l’objet de mesures d’interdictions !
Ainsi, toutes les mesures discriminatoires d’interdiction de rouler prises par les gouvernements successifs ou par les autorités locales dans les cas de pollution importante de l’air ont des effets négligeables sur la pollution réelle. A contrario, ils ont des effets dévastateurs sur les possesseurs de ces véhicules qui n’ont souvent pas les moyens (de très loin s’en faut) d’acquérir un véhicule récent.
Les voitures de collection (plus de 30 ans) quant à elles, ne représentent que 0,15 % des 657 milliards de kilomètres parcourus annuellement par les automobilistes français. Cette modeste proportion ne justifie pas non plus les mesures d'exclusion prévues dans certaines grandes villes, d'autant plus que plus des trois quarts sont équipés de moteurs à essence.
Reste à savoir si les édiles connaissent ces chiffres.

Pourquoi ne pas laisser "mourir" doucement les véhicules anciens au lieu de s’acharner contre eux ?



Le développement durable :
Alors que la fabrication de nouveaux véhicules soi-disant plus performants génère une pollution supplémentaire à laquelle s’ajoute le recours à toujours plus de matières premières, l’utilisation de véhicules anciens et leur entretien simple avec des pièces d’occasion est un parfait exemple de durabilité.
Pour ma part, je roule depuis 12 ans avec un véhicule du début des années 90, Fiat Croma turbo diesel injection directe dont la consomation réelle toutes routes est inférieure à 5,5 l/100 km pour un poids de 1T2. Elle pollue moins qu’un véhicule Dacia Duster de 2017, du même poids (6l/100 km). Je compte rouler longtemps encore.
Je pourrais aussi évoquer les performances de ma Panhard PL17 de 1961 qui pour 1T100, 5cv, 6places assises, consomme moins de 6l/100 km … "6 litres ! Les affres du diable en personne mon bon monsieur"...
Où serait-elle aujourd’hui, si la prime à la casse avait existé dans les années 70 ? Tout un patrimoine qui serait perdu.

En conclusion, un véhicule moins polluant roulant aux énergies fossiles, est un véhicule déjà fabriqué, bien entretenu, qui consomme peu.
La pollution n’est pas uniquement générée par les transports routiers. La baisse attendue de la pollution, en stigmatisant les véhicules anciens, n’est pas significative.

Je suis très conscient de la raréfaction des ressources en carburant d’origine fossile et de la nécessité de trouver des solutions de substitution très rapidement. Outre l’amélioration de notre indépendance financière à ces énergies, l’abandon du recours à ces modes de déplacement plus polluants entraînera je l’espère une amélioration des conditions climatiques futures.
En attendant 2040, je souhaiterais que vous agissiez afin que cesse la diffusion de toutes ces contre-vérités assénées quotidiennement par les médias et surtout que vous infléchissiez les décisions politiques extrémistes en matière de pollution, vis à vis du parc de véhicules existant.

Vous remerciant pour l’intérêt que vous porterez à ce courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments très respectueux.
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frog163
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MessagePosté le: Dim Mar 24, 2019 16:46    Sujet du message: Répondre en citant

Oulahhhh; Cher Richard... tu te lâches...
Mais rassures-toi, nous adhérons tous a ta requête.
Et comme tu le cites, les décisions ne sont prises que par des bons à rien qui sont à des années lumières des réels problèmes. Nous sommes tous écologistes mais fort heureusement, nous ne sommes pas tous bêtes à manger du foin.
Sans compter que le pétrole rapporte plus que n'importe quoi d'autre pour alimenter toutes las caisses qui sombrent dans le déficit les unes après les autres.
L'avenir s'assombrit un max et la France est dans la rue......
Gardons la tête haute, mais pour les 6 litres aux 100 avec 6 personnes à bord dans une confortable PL 17, c'était un peu de la poudre aux yeux.
Même avec ma conduite super souple et avec seulement 2 personnes à bord, je n'ai jamais réussi à descendre en dessous de 6,9.
Mon record est en CD: 4,8 l sur la RN23 et seul à bord. sans dépasser le 90 bien sur. Et avec un CX méga top et surtout 250 kg de moins.
B
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Richard Raillard
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MessagePosté le: Dim Mar 24, 2019 20:35    Sujet du message: Répondre en citant

Chuuuuttt Smile faut pas le dire Wink

Mais sans rire, j'ai bien approché les 6 litres/100 km avec ma première PL17 lorsque je faisais de la route. Elle était plus jeune ...
Dans tous les cas, le problème de l'affichage erroné de la consommation (différence théorie/pratique) est identique aujourd'hui pour l'ensemble des voitures qui sortent des chaînes de montage.

Merci de m'avoir lu Smile

PS : 4,8 l c'était un super résultat. Shocked
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